Opération escargot contre l’exploitation de la carrière de Mazaugues par Provence Granulats (Le Cannet des Maures – 22 janvier 2025).
Mobilisés contre la carrière de Mazaugues 22 janvier 2025
Mobilisés contre la carrière de Mazaugues 22 janvier 2025
Le Collectif anti-carrière de Mazaugues en coordination avec les Gilets Jaunes PACA ont décidé d’organiser une action « Opération escargot » au Cannet des Maures le 22 janvier 2025.
COMMUNIQUÉ DE PRESSEDès 9H45 un petit rassemblement commence à se constituer sur le parking près du rond-point de l’autoroute (Mythique rond-point des Gilets Jaunes). Les voitures arrivent les unes après les autres et sont parées (sur la vitre arrière) de l’affiche criant « STOP CARRIERE DE MAZAUGUES ». Les Gilets Jaunes de PACA sont bien présents et forment une très grande partie du rassemblement. Plusieurs médias sont sur place pour couvrir l’évènement, voir les reportages
Vers 10H30, ce sont donc un peu plus de 25 voitures qui forment le cortège qui s’élance (à la vitesse de l’escargot) vers la carrière du Cannet des Maures siège de la direction de Provence Granulats (PG). Le long de ces 3 km retentissent les klaxons des manifestants auxquels répondent certains automobilistes circulant en sens inverse. La circulation dans le secteur est fortement perturbé.
Ce sont environ 70 personnes qui sortent des véhicules pour prendre place devant l’entrée de la carrière. Un comité d’accueil a pris place (gendarmerie) devant l’entrée.
Une prise de parole à trois voix est lue. Pour voir le texte c’est ICI.
Face au blocage des camions (assuré, malheureusement, essentiellement par les GJ), le responsable des « forces de l’ordre » demande ce que l’on souhaite. La direction de PG doit recevoir une délégation des manifestants! Après quelques minutes, la réponse de PG est: « trois personnes maximum pour une durée maximale de 15mn ». Par la suite, les gendarmes décideront de laisser entrer, puis sortir quelques camions. Certains gendarmes commencent à perdre leur calme et montrent une certaine agressivité. Il n’y a rien à faire le jaune leur fait voir rouge. Il y aura même une agression envers un Gilet Jaune par plusieurs gendarmes, bousculé derrière une camionnette stationnée là, et donc à l’abri du regard des médias présents. Un d’eux cassera même le porte-drapeau avec rage. Il faut préciser que celui-ci avait déjà fait l’objet d’une remarque pour son agressivité et son irrespect. Qui dira encore que les gendarmes sont avec nous!
La délégation sort de l’entrevue avec la Direction sous les applaudissements (« sauf des gendarmes, évidemment » comme dirait Brassens). Mais le résultat est totalement décevant. PG indique avoir réduit un peu le périmètre de l’exploitation. Comme cela est dit, cela épargnera une dizaine de chauves-souris (rires jaunes). Globalement, PG se retranche derrière la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (DREAL). Nous avons l’autorisation de la DREAL, nous opérons donc en toute légalité.
Il est donc décidé que nous n’en resterons pas là et que de prochaines actions vont être organisées. Dans un premier temps auprès de la DREAL et ensuite …
Nous vous invitons tous:
Gilets jaunes (pré)historiques ou pas, encore dans le mouvement ou plutôt en dehors mais toujours « jaunes » dans le cœur
De toutes les corporations, de toutes les associations militantes,
Jeunes et moins jeunes
mais, révoltés par ce que nous subissons actuellement et voulant faire société. C’est à dire construire une société juste, faite pour le peuple et par le peuple. Une société où tout le monde peut manger à sa faim, se loger décemment, se chauffer correctement et se soigner.
pour un monde plus respectueux de notre terre et de nos mers. De tous ses habitants (hommes , animaux, plantes).
Vous êtes tous les bienvenus au rond-point de Bandol le 17 novembre pour célébrer les 6 ans des Gilets Jaunes. Cette journée nous permettra de mieux nous connaître, de mieux échanger, de mieux nous organiser pour des mouvements et actions plus fédératrices. Nous serons, si l’on s’unit dans ces moments là, plus forts, plus efficaces. Cherchons ce qui nous rassemble plutôt que ce qui nous divise.
Il y aura, bien entendu des moments plus conviviaux. La musique sera assurée par les musiciens du rond-point, un rappeur de la région, et vous, peut-être, si vous jouez d’un instrument. Vous pourrez aussi vous restaurer au prix de 7,50€ pour un menu complet: Apéritif, Entrées variées, Saucisses curry-noix de coco et pastis-cacahuètes accompagnées d’une purée de patates douces, Dessert, Café et pousse-café.
Réservation obligatoire pour le repas ici en indiquant le nombre de personnes (dont repas végé) et en effectuant le paiement auprès d’une personne du groupe ou par chèque adressé à: Pierre Gouin, 90 traverse des Roseaux, 83140 Six Fours les Plages pour valider votre participation.
Il est possible d’organiser un covoiturage. Si vous le souhaitez, dites-nous si vous êtes conducteur ou passager ainsi que votre lieu de départ.
ON LACHE RIEN!
Le mercredi 2 octobre nous nous sommes rendus à LORGUES pour participer à l’étape du tour « Alternatiba » 2024. Pour en savoir plus sur cette association : https://alternatiba.eu/.

Le côté restauration a été assuré par la confédération paysanne avec des frites « excellentes » et des tartines paysannes. Merci à elle !

Nous y avons tenu un stand Gilets Jaunes afin d’échanger avec les participants à cette journée afin de les inviter à signer la pétition pour la gratuité des parkings d’hôpitaux. Nous y avons récolté environ 40 signatures.

Il y a eu également un temps de prises de parole ouvert à tous les exposants et, à ce titre, nous avons lu ce texte :
Bonjour à tous les participants à cette journée et à toutes les associations militantes présentes.
Nous avons également accompagné de nombreuses luttes pour un mieux vivre, un mieux-être. Et, parmi ces luttes, les Gilets Jaunes de PACA se sont très investis dans celles concernant l’eau.
Nous avons combattu (certes pas seuls) pour :
Mais aussi pour bien d’autres opérations liées à l’écologie, à la paysannerie et à la saine alimentation pour tous.
Nous sommes engagés dans plusieurs associations (soit à titre collectif, soit à titre personnel) par exemple « Eau secours », « Eau voleurs », « Au fil de Lorgues »
A chaque fois, nous avons des industriels ou de riches propriétaires qui défendent avant tout leur enrichissement et celui des actionnaires au détriment des intérêts de la population.
Le capitalisme est l’ennemi de l’humain mais aussi de notre écosystème. Nous ne pourrons sauver ce monde qu’en nous regroupant, qu’en luttant tous ensemble contre toutes les turpitudes de ce système.
Et puis, nous avons entonné « ON EST LA »
Il est à noter que ce texte nous a valu applaudissements et messages de soutien.
Plus tard, dans l’après-midi, plusieurs tables rondes dont une sur le thème « Bien manger, pour tout le monde ».
Les Gilets Jaunes du collectif « GJ ACTIONS NATIONALES » s’engagent (entre autres) pour obtenir la gratuité des parkings d’hôpitaux tant pour les malades que pour les visiteurs de ceux-ci et pour le personnel soignant.
Une pétition papier et une autre en ligne ont recueilli, à ce jour, près de 6 200 signatures. Nous continuerons à mobiliser la population. Nous sommes ou serons tous, un jour, susceptibles d’être confrontés à ce scandale. C’est pourquoi nous avons mené une campagne nationale le 15 juin 2024 devant différents hôpitaux de France. Rien que pour cette simple journée, ce sont 1334 nouvelles signatures.

Nous comptons sur tous les citoyens pour solliciter leurs proches et leurs amis à signer cette pétition.
Mais, nous n’en resterons pas là! Nous allons envoyer des demandes de rendez-vous, auprès: des directrices ou directeurs d’hôpitaux, des nouveaux députés, des représentants des collectivités territoriales (qui sont membres des conseils de surveillance) mais aussi des ARS, des préfets avec dépôt de copies des pétitions collectées.
A la rentrée:
Si vous êtes un Gilet Jaune ou un groupe de Gilets Jaunes et que vous voulez vous associer à cette opération, contactez-nous à l’adresse suivante : groupegjnational@tutamail.com.

Domaine de l’Enregado 
En provençal cela signifie le premier sillon. Ce sillon servait soit à semer les graines, soit à faire couler l’eau pour irriguer les cultures sur le côté.
Mais, ici, c’est un réseau de solidarité paysanne, qui accueille les produits d’autres exploitants agricoles locaux.
C’est par une matinée pluvieuse que notre petit groupe de 7 personnes (et 2 enfants) est arrivé au domaine de l’Enregado. Isabelle, notre hôtesse, nous a fait vite oublier ce désagrément par sa gentillesse et la chaleur de son accueil.
C’est autour d’un café, sous une grande serre agréablement aménagée et avec une décoration qui fleure bon la vie de nos campagnes, qu’Isabelle nous présente l’Histoire de son exploitation (son parcours personnel, son installation, sa démarche paysanne et ses combats divers mais toujours pour le bien-être des gens et de la Planète). Installée depuis février 2019 sur la parcelle agricole de la Castellane, suite à un appel à candidatures de la commune d’Ollioules.
Cette serre a plusieurs fonctions. C’est un agréable coin accueil. On peut y organiser des réunions mais surtout, c’est un incubateur pour les plantes maraîchères et un terrain de cultures expérimentales plus exotiques (pour l’alimentation : avocats, chayottes appelées aussi christophines, maracuja, ananas, bananes, … pour la cosmétique : aloès du type Aloé Véra, Cactus raquette, …).
Par la suite, nous avons profité du fait que la pluie était un peu moins présente pour aller « à la terre ». C’est une petite exploitation d’1 hectare (Si vous voulez en savoir plus sur la correspondance d’un hectare, envoyez un mail à Bruno Lemaire). La culture est Bio (sans traitements même autorisés en bio mais juste un amendement au fumier de cheval 2 fois par an). Le fumier est également « Maison » puisqu’il provient de trois chevaux hébergés sur la propriété. Ces chevaux ont été sauvés de l’équarrissage et ont trouvé, ici, un havre de paix et une douce fin de vie. Pour vivre d’un hectare de terre, il faut beaucoup de courage et mûrir plein d’idées originales et innovantes. On peut vous dire qu’il ne lui manque ni de l’un, ni de l’autre !
Nous y avons aussi découvert un terrain non cultivable qui peut servir de lieu de rencontre d’été. Et on s’est bien promis de profiter de ces deux lieux de rencontre (serre et terrain) pour y faire une assemblée et/ou une grande fête « Jaune ».
Nous avons joué aux paysans en cueillant quelques fèves (c’est la saison) et contrairement à ce que dit la chanson ‘ça ne nous a pas gêné de marcher dans la boue’.
Cette riche matinée (tant en échange humain qu’en enrichissement personnel) s’est terminée vers midi après une photo sous la serre et un sac offert par Isabelle contenant les fèves (résultat de notre dur labeur) et une magnifique soupe Fenouil-Panais.
Merci à Isabelle et à Quitterie pour cette très bonne matinée passée ensemble. Nous ne nous sommes donc pas dit « Adieu » mais bien « Au revoir ».
Pour en savoir plus sur le Domaine et ses offres :
Site: https://domaineenregado.com/
https://m.facebook.com/enregado.enregado
La Confédération Paysanne du Var a invité les Gilets Jaunes PACA à assister à leur assemblée générale du 28 mars 2024. Nous y sommes allés en délégation (7 personnes). L’accueil y a été cordial.
Le Collectif Eau Secours, auquel nous participons, de même que la Confédération Paysanne, a pu présenter ses actions. Il s’agit d’un espace commun à 22 organisations (syndicats, associations, collectifs) de la Région, pour la préservation de l’eau, la ressource la plus essentielle qui soit.
Nous avons eu un temps de parole d’une vingtaine de minutes. Cela nous a permis de rappeler nos valeurs de solidarité, de justice sociale avec des revenus décents pour les travailleurs et les personnes privées d’emploi. Nous avons pu insister sur le fait que seules des luttes unitaires pouvaient nous mener à la victoire.
Pour la pause repas, nos hôtes nous ont permis de partager leur buffet de délicieux produits locaux. Cela a également été un moment d’échanges et de prise de contacts.
Après ce repas, nous avons participé au « débat mouvant’’ dans lequel on peut se déplacer vers le camp du « oui’’ ou du « non’’ mais aussi sur toute la graduation entre ces deux extrêmes, en fonction de la réponse que l’on souhaite donner à la question posée. Quelques personnes représentant toutes ces nuances sont alors invitées par l’animateur à développer les raisons de leur positionnement. Cet exercice est plutôt intéressant et l’idée est à garder.
Celle qui a provoqué un débat était « faut-il avoir recours à la violence lors de nos actions » ?
Voici deux exemples opposés dans nos propres rangs mais qui sont un peu le reflet de ce qui a été dit :
1) Il est à remarquer que lors de « sitting ou seat-in’’ ou d’actions de résistance pacifique, les forces de l’ordre n’hésitent pas à charger, gazer, voire matraquer. Ceci ne faisant que faire monter la tension et finalement faire réfléchir ceux qui s’avouaient être non-violents !
Alors finalement, la question que je poserai pour aller plus loin dans ce débat est « si on vous frappe la joue gauche, est-ce que vous allez tendre la joue droite’’ ?
2) La violence ne nous est pas favorable ! Nous n’avons ni les lois ni les armes, ni la presse ! Derrière ça, ils ont la possibilité de mettre la loi martiale et c’est terminé pour nous ! On donnerait le bâton pour se faire frapper !!! De la détermination et des actions communes sur tout le territoire me semble plus judicieux. Pour cela il faut être le nombre ! D’autant plus qu’au fil des lois qu’ils pondent, ils réveillent même au sein de ceux qu’ils utilisent comme boucliers. Ça se vérifie de plus en plus. Je pense que l’on n’est pas loin de la bascule. Les alliances que l’on construit ne pouvaient pas se faire auparavant. On est sur la bonne voie !
Une des revendications portées par le syndicat est la création d’une Sécurité Sociale de l’alimentation liant souci d’une alimentation saine, locale, éthique, et la revendication légitime d’une vie décente pour toutes et tous. Ce projet mérite réflexion et pourrait devenir commun et fédérateur ! (?)
En conclusion, cette rencontre (Gilets Jaunes PACA et Confédération Paysanne) a été riche et le contact plutôt fraternel mais il ne faudra pas en rester là. C’était l’avis de bon nombre de participants.
A suivre !

Le départ du convoi (Le Muy):
Les participants au convoi citoyen de l’austérité arrivent, petit à petit, sur le rond-point du Muy. Ils viennent des environs mais également de Nice, de Marseille. Cette journée démarre dans une ambiance empreinte de convergence et d’amitié. Le départ, fixé à 10H30, aura finalement lieu à 10H45 en direction de Brignoles. Le convoi est composé de 6 ou 7 motos et d’une dizaine de voitures.
La première étape (Brignoles):
Le convoi rejoint alors l’action en cours effectuée par la confédération paysanne. Il s’agit du blocage du supermarché Leclerc. Le slogan de la confédération est « Affamons les affameurs ! » et leurs revendications sont « Pour la sortie des accords de libre-échange et des prix rémunérateurs ». L’accueil est chaleureux, convivial voir fraternel et la rencontre jalonnée de riches échanges. Mais, malheureusement, le moment de repartir vient de sonner.
La deuxième étape (Cuers):
Cette étape s’effectue sur le rond-point près de l’Intermarché, lieu de rassemblement des gilets jaunes constituants 83.
Comme le dit une GJ de Cuers : « il y a beaucoup de monde, il en arrive de partout ». Puis, aux coups de klaxon du convoi répondent les applaudissements, les coups de sifflets. On entend même parler de liesse. Après une demi-heure de pause et de restauration, c’est vers 14H30 que le convoi est reparti en direction de Bandol.
La dernière étape (Bandol):
La Police Nationale était présente (sur le parking du péage) depuis le début d’après-midi et l’entrée de la ville de Bandol bouclée par la Police Municipale. Comme quoi les réseaux sont surveillés par nos autorités (pour ceux qui en doutaient encore). Dès que nous avons entendu, au loin, les avertisseurs sonores des motos (en tête de convoi), la présence policière s’est faite plus présente au rond-point.
Enfin, à 15H30, les premiers phares sont apparus à l’entrée de la ligne droite (environ 350m) qui mène au rond-point. Cette grande double voie s’est remplie sur toute la longueur. Quel spectacle ! Ce convoi est bien une réussite. Nous avions entre 10 et 12 motos en plus des 20 et 25 voitures soit près de 70 personnes.
Les participants ont pu finir de se restaurer, au son de la musique, tout en échangeant sur la journée, sur les sujets du quotidien. Quelques prises de paroles (notamment des remerciements) et ensuite une grande farandole s’est constituée.
Conclusion:
Ce que nous pouvons retenir de cette journée c’est ce qui a pu être dit ou ressenti : « c’est magnifique », « c’est réussi », « cela fait chaud au cœur », « belle mobilisation », …
En effet, ce que nous retiendrons de ce convoi citoyen de l’austérité c’est qu’il existe encore une belle force de contestation. On peut encore mobiliser, rapidement, de nombreuses personnes.
MERCI aux organisateurs, aux personnes qui ont partagé l’évènement auprès de leurs contacts et des réseaux sociaux, aux participants et à ceux qui ont organisé les points « étape ».